
Cyberassurance : protégez votre entreprise des cyberattaques
La cyberassurance couvre les conséquences financières des incidents informatiques : attaque par rançongiciel, vol ou fuite de données personnelles, piratage, fraude au président ou interruption de service. Toutes les entreprises sont concernées, y compris les TPE et PME, car les attaquants automatisent leurs campagnes et ciblent en priorité les structures les moins protégées. Un incident peut paralyser l'activité, entraîner des obligations légales et engager votre responsabilité.
Les garanties d'une cyberassurance
- Responsabilité civile cyber : dommages causés aux tiers (clients, salariés, partenaires) du fait d'une violation de données.
- Gestion de crise : investigation informatique, expertise forensic, notification aux autorités et information des personnes concernées.
- Rançongiciels et fraude : prise en charge de la réponse à incident, négociation, restauration des systèmes et, selon les contrats, la rançon.
- Pertes d'exploitation cyber : marge perdue pendant l'interruption et frais supplémentaires pour maintenir l'activité.
- Frais de restauration et de communication : reconstruction des données, reconstitution de l'image et accompagnement médiatique.
Un cadre légal exigeant
Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) impose des obligations strictes, notamment la notification d'une violation de données à l'autorité de contrôle dans les 72 heures lorsque le risque est avéré. La directive européenne NIS2 renforce ces exigences pour de nombreux secteurs. La cyberassurance vous aide à financer la mise en conformité, les expertises et l'accompagnement juridique. Les recommandations de l'ANSSI constituent un socle de bonnes pratiques de cybersécurité à intégrer en amont.
Bon à savoir avant de souscrire
Les assureurs attendent un niveau minimal de sécurité : sauvegardes régulières et testées, authentification multifacteur, mise à jour des systèmes, sensibilisation des collaborateurs. Déclarez vos outils, vos données et vos dépendances à des prestataires : une sous-traitance mal connue peut créer des exclusions. Vérifiez ce qui est couvert (extorsion, fraude au virement, crise médiatique) et le niveau d'assistance 24 h/24. La cyberassurance complète la prévention, elle ne la remplace pas.
Un jour d'arrêt informatique peut coûter des mois de chiffre d'affaires. Demandez votre devis cyberassurance et évaluez votre exposition numérique.
Questions fréquentes
Les réponses aux questions les plus posées sur cette assurance.
Le RGPD impose de documenter l'incident et, lorsque le risque pour les personnes est avéré, de le notifier à l'autorité de contrôle dans les 72 heures, puis d'informer les personnes concernées si le risque est élevé. Prévenez immédiatement votre assureur, qui mobilise une équipe d'investigation et d'accompagnement juridique. Ne nettoyez pas les systèmes et ne payez aucune rançon sans coordination, afin de préserver les preuves et les recours.
Cela dépend du contrat : certains prennent en charge tout ou partie de la rançon, d'autres l'excluent ou la limitent fortement, en cohérence avec les recommandations des autorités. Dans tous les cas, la priorité reste la restauration des systèmes, l'investigation et la gestion de crise. La cyberassurance finance surtout la réponse à incident, les pertes d'exploitation et la responsabilité civile. La prévention (sauvegardes, authentification multifacteur) conditionne souvent la garantie.
Pour établir un devis professionnel, préparez : un extrait Kbis ou un avis de situation SIRENE, une pièce d'identité du dirigeant, vos statuts, votre dernier bilan et compte de résultat, votre effectif et votre chiffre d'affaires, ainsi que les éléments propres au risque (liste des véhicules, machines, locaux, marchandises transportées, etc.). Un relevé de sinistralité et votre précédente attestation d'assurance facilitent la comparaison. Votre courtier vous indique la liste adaptée à votre activité et à votre contrat.
La résiliation d'un contrat d'assurance professionnelle obéit aux conditions prévues au contrat et au Code des assurances. Le plus souvent, la demande doit être adressée à l'assureur par lettre recommandée avant l'échéance annuelle, en respectant un préavis (fréquemment deux à trois mois). À défaut de résiliation dans les formes et délais, le contrat est tacitement reconduit pour une nouvelle période. Anticipez votre échéance et demandez à votre courtier un accompagnement écrit afin de sécuriser la date de fin et la continuité de votre couverture.
Déclarez le sinistre dès que vous en avez connaissance, en respectant les délais fixés au contrat. Conservez toutes les pièces : constat, photos, factures, rapports d'expertise et courriers. En matière de vol, la déclaration est généralement attendue dans les deux jours ouvrés ; pour une catastrophe naturelle, dix jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel. En cas de cyberattaque, prévenez immédiatement votre assureur et ne restaurez pas les systèmes sans précaution afin de préserver les preuves. Un retard non justifié peut entraîner une réduction d'indemnité.
